5 fortifiants, ginseng, Acerola, kola, Guarana, rhodiola.

1. Ginseng

– D’où provient-il ?
Le ginseng est une plante provenant d’Asie, notamment de Chine et de Corée. La Corée est le premier producteur de ginseng.

– Comment est-il extrait ?
Extraction hydro-alcoolique à partir des racines de Ginseng Panax puis évaporation sous vide pour obtenir un extrait pâteux titré en ginsénosides.
C’est une plante vivace dont on utilise essentiellement la racine tubérisée.
Le ginseng asiatique est « chaud », tandis que le ginseng américain est plus « froid ». Cela signifie, en bref, que l’espèce asiatique est stimulante et nourrit l’énergie Yang, tandis que l’espèce américaine a un effet calmant et nourrit le Yin.

– est-il utilisé depuis longtemps, dans quelle région du monde et pour quelles indications ?
Utilisé depuis la nuit des temps en Asie et depuis les années 60 dans le reste du monde, le ginseng est un puissant stimulant physique et cérébral.
Le ginseng est recommandé pour accroître la fertilité, accoucher sans douleur ou atteindre une certaine forme de “sagesse”.
Sa racine est réputée pour son action tonique, défatigante, voire aphrodisiaque. Le ginseng blanc est reconnu comme celui contenant le plus de saponines (ginsénosides), conférant à la racine l’ensemble de ses bienfaits.

– Quelles sont ses vertus, sur quoi agit il, stress, baisse d’énergie, fatigue générale…?
Le ginseng contient des ginsénosides, des hétérosides, des triterpénoïdes, mais également une grande quantité d’acides aminés essentiels, de nombreux éléments minéraux (aluminium, calcium, cuivre, fer, zinc, manganèse, phosphore…), des vitamines (B1, B2, B3, PP, B5, B6, B8, B9, B12, C et E), des enzymes (amylase, invertase, phénolase), ainsi que de la choline et une huile essentielle.

Propriétés et actions
Le ginseng
– stimule l’activité cérébrale et la mémorisation
– stimule la résistance à la fatigue et au stress
– lutte contre le vieillissement
– stimule l’action sexuelle
– régule la tension artérielle
– augmente la résistance physique et athlétique

La principale qualité du ginseng est d’être « une plante adaptogène », capable de contribuer à renforcer les défenses naturelles de l’organisme et de le dynamiser. Il est donc couramment employé comme stimulant physique et intellectuel. Il contribue à accroître la résistance physique. Il aide à réguler le métabolisme et à augmenter l’activité des glandes endocrines, d’où son excellente réputation sur l’épanouissement sexuel. La plante serait également employée pour contribuer à soulager certains troubles digestifs et intestinaux, pour détoxifier l’organisme et pour combattre le vieillissement cellulaire.

– Comment l’utiliser ?
Le ginseng peut être consommé frais, découpé en petits bouts à mâcher ou à faire infuser. Vous pouvez également déshydrater la racine.
On le trouve dans le commerce sous forme de poudre, de pâte, de gélules et d’extraits liquides, huile essentielle ou ampoules.

– Il y a t il des contre indications ?
Le ginseng est déconseillé en cas d’hypertension artérielle et chez les femmes enceintes ou allaitantes. Attention aux surdosages. Comme toute cure, le traitement a un début et une fin. On ne le prend pas « à vie ». Pas plus de 3 mois consécutifs.
Déconseillé en cas de cancer hormonodépendant, de Diabète.

– peut il être combiné à un autre ?
Le ginseng peut augmenter l’effet des aliments, plantes ou suppléments aux propriétés stimulantes (café, thé, guarana, chocolat, etc.) ou hypoglycémiantes (psyllium, glucomannane, fenugrec, par exemple).

2. ACEROLA

– D’où provient-il ?
L’acérola pousse sur un arbre tropical appelé acérolier, cerisier des Antilles ou encore cerisier de la Barbade.
La cerise pousse majoritairement au Brésil et contient beaucoup de vitamine C : 40 g de cerise acérole en contiennent autant qu’un kilo d’orange !
Pour mémoire, Une molécule de vitamine C naturelle est dite lévogyre (L). Elle est totalement assimilable. Une molécule synthétique est un mélange de molécules lévogyre et dextrogyres (D). Cette dernière forme est inefficace et rejetée par l’organisme.
Acérola est le nom d’un arbuste à feuillage persistant mesurant de 2 à 5 mètres et poussant naturellement dans les forêts sèches d’Amérique du Sud, principalement en Amazonie (Brésil et Venezuela) et au Pérou. On trouve également l’acérola à l’état sauvage aux Antilles. Aujourd’hui, il est majoritairement cultivé au Brésil. Contenant trois noyaux, les fruits apparaissent très rapidement après l’épanouissement des fleurs de couleur rouge vif disposées en inflorescences axillaires. Cette floraison survient trois fois par an. Les fruits rouge écarlate au goût acidulé sont particulièrement sensibles à la chaleur.

– Comment est-il extrait ?

La petite cerise acérole est broyée, filtrée puis mélangée à de l’eau. Le liquide ainsi obtenu est réduit sous forme de poudre grâce à une évaporation de l’eau à très faible température (rendue possible par le vide) et à l’ajout de maltodextrine. L’extrait obtenu contient 17 % de vitamine C, la plupart du temps. C’est le cas lorsque le laboratoire chargé de l’extraction est éloigné du lieu de culture de la cerise, le travail se faisant alors sur des fruits verts, ou mûrs mais congelés. Lorsque l’extraction se fait sur place, au Brésil, avec des fruits à maturité optimale, l’extrait peut alors contenir jusqu’à 25 % au mieux de vitamine C.

– est-il utilisé depuis longtemps, dans quelle région du monde et pour quelles indications ?
Fruit comestible issu d’un arbuste sauvage, l’acérola a été consommé de tout temps par les Indiens d’Amazonie, notamment pour lutter contre les diarrhées, la dysenterie et les troubles hépatiques. Les conquistadores espagnols ont découvert les vertus de ce fruit dès le XVIe siècle et lui ont donné le nom d’acérola.
En jus, l’acérola a très rapidement été utilisé par les navigateurs pour prévenir les risques de scorbut, maladie mortelle liée à une carence en vitamine C. Mais ce petit fruit n’a fait l’objet de véritables recherches scientifiques qu’à partir des années 1950, où il a commencé à être utilisé comme complément alimentaire.

– Quelles sont ses vertus, sur quoi agit il, stress, baisse d’énergie, fatigue générale…?
– Antioxydante, l’acérola contribue à minimiser les méfaits des radicaux libres, responsables du vieillissement cellulaire.
– Détoxifiante, elle nettoie l’organisme et participe au sevrage tabagique.
– Stimulante, l’acérola s’avère très efficace pour aider l’organisme à lutter contre certains maux et infections, notamment en hiver. Elle aide à combattre microbes et virus, en stimulant les défenses naturelles de l’organisme.
– Reminéralisante, elle est recommandée lorsque les besoins de l’organisme sont excessivement augmentés : en cas de grossesse, de pics de croissance, d’allaitement, de fractures…
– Restructurante, elle participe à la construction du collagène et donc au renforcement de la structure et de la résistance des os, des cartilages, des dents, des vaisseaux et de la peau.
– Tonique, sa composition est excellente pour redonner vitalité aux organismes affaiblis. Elle contribue à revitaliser et à apaiser les états de fatigue nerveuse, de stress intense, d’épuisement, de lassitude ou encore de surmenage.
Indications
L’acérola est préconisée en complément d’une alimentation saine et équilibrée pour son apport exceptionnel en vitamine C, dans le but de participer à stimuler l’organisme et à lutter contre certaines affections, notamment en période hivernale.
Principes Actifs
L’acérola est l’un des fruits les plus riches en vitamine B6 (pyridoxine), B1 (thiamine), B2 (riboflavine), vitamine A (rétinol), et surtout en vitamine C (acide ascorbique). Elle en contient 1745 mg/100 g, soit près de 40 fois plus que les fruits réputés en la matière comme l’orange, le citron ou le kiwi. La vitamine C est indispensable au bon fonctionnement de l’organisme et du cerveau. Elle participe à renforcer les défenses naturelles de l’organisme, à agir contre les infections et contribue à limiter les effets du vieillissement. La vitamine C potentialise l’absorption du fer dans les voies intestinales. Son action est d’autant plus conséquente lorsque les ressources de l’organisme sont fortement sollicitées, par exemple, chez les fumeurs, les personnes stressées, les sportifs, les femmes enceintes ou celles qui allaitent. L’acérola est également riche en minéraux et oligoéléments, particulièrement en fer, en calcium, en phosphore et en magnésium. Sa haute teneur en flavonoïdes et en carténoïdes lui confère d’intéressantes propriétés antioxydantes.

– Comment l’utiliser ?
L’acérola se consomme sous forme de jus dilué ou en complément alimentaire en préparations conditionnées : comprimés à croquer, poudres ou gélules. Du fait de sa très forte teneur en vitamine C, et même si aucun effet secondaire n’a été rapporté, la dose maximale recommandée correspond à 1 g/jour de pulpe de fruit. Un seul comprimé peut procurer 225% des apports journaliers recommandés en vitamine C. L’acide ascorbique n’étant pas un excitant, l’acérola ingéré seul n’a pas d’effet sur le sommeil.

– Il y a t il des contre indications ?
Du fait de sa forte teneur en vitamine C, l’acérola ne doit pas être associé à la prise de certains médicaments : les antiplaquettaires et anticoagulants, les oestrogènes ainsi que la fluphénazine.
L’acérola peut augmenter le taux d’acide urique. Pour cette raison, il est contre-indiqué aux personnes souffrant de goutte. L’acérola pouvant favoriser les calculs rénaux, il est également contre-indiqué aux personnes susceptibles de souffrir de cette pathologie.
L’absorption excessive de vitamine C peut provoquer des effets indésirables tels que diarrhées, douleurs abdominales et nausées.

– peut il être combiné à un autre ?
L’acérola peut être utilisé en association avec d’autres plantes comme la spiruline pour lutter contre l’asthénie, le ginseng pour traiter une fatigue durable, le guarana pour un coup de fouet immédiat, le saule et le pélargonium en cas d’état grippal. Il augmente par ailleurs les effets antioxydants du soja et de l’alfalfa.

3. Guarana

– D’où provient-il ?
Originaire d’Amazonie, la liane qui permet de tirer le Guarana était traditionnellement utilisée par le peuple des Guarani pour prolonger les efforts sans coup de fatigue.
Le Guarana (Paullinia cupana Kunth) est aujourd’hui cultivé au Brésil, dans son milieu naturel.

– Comment est-il extrait ?
Les extraits de guarana sont obtenus grâce après extraction de la plante. Avant extraction, les graine de guarana sont récoltées fraîches, puis congelées et broyées afin de préserver leur composés. La pâte préparée avec les graines, le guarana, est la base de boissons toniques traditionnelles chez le peuple Guarani. La teneur des graines en caféine peut atteindre un taux exceptionnel allant jusqu’à 10%. La caféine est couramment appréciée contre les états de fatigue passagère. Elle est également connue pour agir sur le métabolisme des graisses.

Grillée puis broyée, la graine de guarana de base à une pâte, le Guarana, qui est traditionnellement râpée avant d’être consommée. Le procédé d’extraction est réalisé avec de l’alcool pour seul solvant.
3 à 8 kg de graines de Guarana sont nécessaires pour fabriquer 1 kg d’extrait.

– est-il utilisé depuis longtemps, dans quelle région du monde et pour quelles indications ?
Ce sont les Indiens d’Amérique de la branche Tupi-Guarani qui ont découvert, il y a fort longtemps, les propriétés du guarana. Ses graines étaient déjà utilisées en phytothérapie, à l’époque précolombienne (soit plus de 2 000 ans av. J.-C.), pour lutter contre la fatigue et contrôler l’appétit, lors des périodes de disette ou de longues expéditions en forêt. En Europe, le guarana n’est découvert qu’au XIXe siècle, mais il devient vite populaire et on le consomme en boisson.
Les peuples autochtones utilisaient la plante depuis des milliers d’années pour accroître leur force et leur endurance, en mâchant les graines ou en consommant les extraits sous forme de décoction.

– Quelles sont ses vertus, sur quoi agit il, stress, baisse d’énergie, fatigue générale…?

Propriétés stimulantes en raison d’un fort taux de caféine ; combustion des corps gras ; accroissement du métabolisme de base des cellules ; stimulant général de l’organisme ; neurostimulant ; euphorisant ; thermorégulateur ; régulateur de satiété ; diurétique ; antinévralgique ; antidiarrhéique ; tonique cardiaque.
Stimulant physique et intellectuel en cas de fatigue ou d’activité intense (asthénies physique et intellectuelle), le guarana améliore l’endurance et augmente les capacités cognitives comme la concentration et la mémoire ; il favorise la digestion en cas de ballonnements, facilite les cures d’amaigrissement ; permet de lutter contre les troubles intestinaux, les diarrhées et l’hypotension.
La graine de guarana contient :
– Entre 3 % et 5 % de guaranine, substance organique identique à la caféine. Il s’agit d’un taux extrêmement important, 2 fois plus que dans le thé et même le café. La teneur des graines en caféine peut même atteindre un taux exceptionnel de 10%
– Dérivés xanthiques autres que la guaranine : théobromine et théophylline
– Minéraux : Calcium, Magnésium, Fer, Potassium, Phosphore,…
– Oligo-éléments : sélénium, strontium,…
– Vitamines : B1, B2, PP, A et E
– Huiles volatiles
– Tanins
– Saponines
– Mucilages

Le guarana est donc un produit plus riche en caféine que le café !!!

– Comment l’utiliser ?
En phytothérapie, on utilise uniquement les graines contenues dans les fruits séchés. Cette graine ressemble à celle du café.

– Il y a t il des contre indications ?
Le guarana est déconseillé aux femmes enceintes ou qui allaitent, ainsi qu’aux enfants. Les personnes sensibles ou allergiques à la caféine ou aux xanthines ne doivent pas consommer de guarana. Il est déconseillé aux personnes souffrant de troubles cardio-vasculaires, d’ulcères gastriques, d’anxiété, d’insomnies, d’hypertension artérielle, d’hyperthyroïdie.
Aux doses recommandées, les effets secondaires sont rares. La consommation de guarana peut, toutefois, entraîner une augmentation de la pression artérielle, des palpitations cardiaques ou des irritations gastriques. La prise régulière de guarana peut développer une accoutumance et une dépendance. En cas de surdosage, des difficultés à uriner, des vomissements, des maux de tête, des crampes musculaires peuvent apparaître.

– peut il être combiné à un autre ?
Le guarana étant riche en caféine, il convient de ne pas l’associer à d’autres plantes ou compléments alimentaires en contenant également. Il est déconseillé de consommer du guarana en même temps que de l’éphédra ou des extraits d’oranges amères . Il peut être associé sans risque au ginseng, à la gelée royale, au rhodiola, au curcuma ou à la spiruline.
La consommation de guarana est déconseillée avec un traitement à base d’aspirine, d’anticoagulants, d’inhibiteurs de plaquettes, d’inhibiteurs. Les effets des analgésiques peuvent être augmentés, alors que ceux des sédatifs et des calmants seront diminués. Les effets secondaires de certains médicaments peuvent être renforcés par le taux de caféine. Il peut y avoir des interférences avec les traitements contre le diabète. La consommation de guarana est fortement déconseillée avec les médicaments suivants : cimétidine (ulcères), clozapine, inhibiteurs de la monoamine oxydase, antiacides, alendronate (ostéoporose).

4. Rhodiola

– D’où provient-il ?
Elle pousse à l’état sauvage dans des conditions extrêmes, notamment dans les montagnes de Sibérie. Sa résistance lui permet d’être aujourd’hui qualifiée de plante adaptogène, c’est-à-dire capable d’aider l’organisme à combattre divers facteurs de stress. Après un grand succès en Russie, en Ukraine et dans les pays scandinaves, la racine de rhodiola est aujourd’hui utilisée en supplémentation dans le monde entier pour lutter contre la fatigue, le stress, l’anxiété et les troubles dépressifs. Elle a aussi fait ses preuves pour améliorer les performances physiques et intellectuelles.
La rhodiola évolue à plus de 3 000 mètres d’altitude, dans les régions arctiques comme la Sibérie et la Scandinavie sont ses terres de prédilection. On la retrouve aussi au Canada, en Suisse, ainsi que dans quelques pays d’Asie, où elle pousse naturellement dans les régions les plus froides.
La rhodiola est une plante connue des peuples vikings, des Scandinaves et des Russes depuis plusieurs siècles.

– Comment est-il extrait ?
Après leur récolte, les racines des plantes doivent être séchées à basse température, afin de conserver au mieux leurs propriétés.
Le procédé d’extraction est réalisé avec de l’alcool pour seul solvant.
Pour fabriquer 1 kg d’extrait, 6 à 10 kg de racines de Rhodiola sont nécessaires.

– est-il utilisé depuis longtemps, dans quelle région du monde et pour quelles indications ?
Connue depuis de nombreux siècles pour les bienfaits de ses racines. Leur utilisation thérapeutique était déjà mentionnée en 77 après J-C dans l’ouvrage Materia Medica du médecin et botanique grec Dioscoride. Au VIIIème siècle, les légendes racontent que les Vikings se préparaient des breuvages à base de Rhodiola rosea pour se donner du courage et augmenter leur force physique. D’abord perçue comme une plante magique, la rhodiole est aujourd’hui une plante médicinale reconnue dans plusieurs pharmacopées.
C’est à partir des années 1960 que la rhodiole va connaître un engouement international. Surnommée « racine d’or » ou « racine dorée », la racine de rhodiola fut rendue célèbre par des athlètes russes et ukrainiens qui l’utilisaient pour accroitre leurs performances physiques en amont des épreuves olympiques. Cette utilisation relança de nombreuses recherches qui permirent de mieux comprendre les propriétés de la rhodiole. Les chercheurs la qualifièrent de plante adaptogène en montrant qu’elle était capable de renforcer la capacité de résistance et d’adaptation de l’organisme, notamment en cas de stress, d’anxiété, de fatigue et de troubles dépressifs. Depuis cette découverte, la rhodiole connaît un grand succès aux quatre coins du monde.

– Quelles sont ses vertus, sur quoi agit il, stress, baisse d’énergie, fatigue générale…?
Les principes actifs à l’origine des bienfaits de la rhodiole se concentrent dans ses racines. Les chercheurs ont principalement identifié six groupes de composés bioactifs :
• les phénylpropanoïdes comme la rosine, la rosarine et la rosavine ;
• les dérivés de phényléthanols tels que le salidroside (ou rhodioloside) et le tyrosol ;
• les flavonoïdes comme la rhodioline, la rodionine, la rodiosine, l’acétylrodalgine et la tricine ;
• les monoterpènes tels que la rosiridol et la rosaridine ;
• les triterpènes tels que le daucostérol et le bêta-sitostérol ;
• les acides phénoliques comme l’acide chlorogénique, l’acide hydroxycinnamique et les acides galliques.

Stress et anxiété :
Utilisée depuis plusieurs siècles, la rhodiola fait partie des premières plantes qualifiées d’adaptogènes. Cela signifie que ses propriétés permettent de renforcer la capacité de résistance et d’adaptation de l’organisme à divers facteurs de stress. L’usage d’extraits de rhodiole peut ainsi contribuer à améliorer la gestion de différentes formes de stress et d’anxiété.
Dépression :
Les propriétés adaptogènes de la rhodiola lui confèrent également un potentiel antidépresseur. Les études montrent qu’une supplémentation en rhodiole peut avoir des effets bénéfiques sur l’humeur, et ainsi contribuer à combattre les dépressions passagères ou latentes.
Performances physiques :
Rendue célèbre par des athlètes olympiques dans les années 60, la rhodiole a révélé à plusieurs reprises des résultats positifs sur les performances physiques. Les études montrent qu’elle contribue à améliorer la résistance musculaire en s’opposant au stress oxydant induit par l’effort physique, et favorise la libération d’énergie en augmentant la disponibilité du contenu en glycogène du muscle. Autrement dit, la rhodiole présente un intérêt pour les sportifs avant, pendant et après l’effort.
Fatigue :
La rhodiole est souvent présentée comme un stimulant et un tonique physique. Elle a fait ses preuves pour réduire la fatigue, en particulier celle liée au stress.
Vigueur sexuelle, troubles sexuels :
En Sibérie, il est coutume d’offrir des racines de rhodiole aux jeunes mariés juste avant leur nuit de noces afin qu’ils donnent naissance à des enfants en pleine forme. Les études montrent que les extraits de rhodiola peuvent avoir un certain effet aphrodisiaque et favoriser la vigueur sexuelle. Des résultats positifs ont également été obtenus pour lutter contre l’infertilité, l’absence de règles (aménorrhée), les troubles de l’érection et de l’éjaculation.
Performances intellectuelles :
Les suppléments de rhodiole sont plébiscités dans certains pays pour leurs effets sur les performances intellectuelles. Il semblerait qu’ils permettent d’augmenter la capacité de travail et les fonctions cognitives : la concentration, la mémoire, le calcul mental, ou encore la perception visuelle et auditive.
Autres bienfaits :
Des recherches suggèrent que cette plante aurait également une activité anti-inflammatoire, une action hypoglycémiante, des effets immunomodulateurs et un potentiel anti-âge.

– Comment l’utiliser ?
Sous forme de poudre, d’extrait de plante fraîche standardisé (EPS) ou encore d’extrait sec ou en infusion.

– Il y a t il des contre indications ?
Les extraits de rhodiole sont généralement bien tolérés par l’organisme. Toutefois, étant donné leur composition en principes actifs, ils sont contre-indiqués par mesure de précaution chez :
les femmes enceintes ou allaitantes ;
les enfants ;
les sujets présentant des troubles bipolaires ;
les patients diabétiques ;
les personnes souffrant d’une maladie hépatique.

Aux dosages recommandés, aucun effet secondaire majeur n’a été répertorié lors de l’usage de suppléments de rhodiole. Une prise le soir est toutefois déconseillée pour éviter des troubles du sommeil, la rhodiole agissant comme un stimulant.

Les principes actifs de la rhodiole peuvent interagir avec d’autres substances tels que :
• des stimulants comme le café et le thé ;
• certains médicaments, notamment ceux employés dans la prise en charge de l’hypertension artérielle et de l’insuffisance cardiaque.

– peut il être combiné à un autre ?
Anxiété, stress : Passiflore, valériane, mélisse, aubépine
Performances sportives : Ginseng, cordyceps
Concentration : Guarana

5. Kola
– D’où provient-il ?

Fruit du kolatier, la noix de kola (ou cola) était traditionnellement utilisée par les peuples africains pour ses vertus stimulantes. En effet, la noix de cola est composée à environ 2,5% de caféine, un puissant stimulant intellectuel dont les effets ont été scientifiquement prouvés.
Une noix peut peser jusqu’à 25 g.

Elle est utilisée notamment pour ses propriétés stimulantes mais possède aussi des propriétés antidépressives. Elle est aussi, réputée faciliter la digestion et avoir des propriétés aphrodisiaques.

Elle possède un goût amer du fait de sa forte teneur en xanthines (caféine surtout, mais aussi kolatine et kolatéine qui adoucissent l’action de la caféine).

– Comment est-il extrait ?
On prépare la noix en la débarrassant de ses téguments, puis elle est mise à sécher, ce qui lui donne une couleur acajou. Elle est consommée en la mastiquant.

– est-il utilisé depuis longtemps, dans quelle région du monde et pour quelles indications ?

Au XIXe siècle, elle était utilisée en thérapeutique sous forme de poudre, d’extrait fluide, de teinture et même de vin. On utilisait autrefois la noix de kola pour faire des colas, aujourd’hui l’arôme de ces boissons industrielles est artificiel.

La noix de kola est connue et consommée depuis longtemps en Afrique. Elle était consommée pour supporter la fatigue lors des durs travaux d’agriculture ou de chasse. L’importance de la noix de kola était telle qu’il y en avait toujours de plantées à proximité des villages.

A la base c’était un fruit africain qui s’est ensuite implanté en Amérique du sud et Amérique Centrale, au Sri Lanka, en Malaisie et dans les Caraïbes.
Si à l’origine, les graines de cola étaient simplement mâchées pour en libérer la caféine, puis commercialisées vers les pays du Maghreb sous forme de poudre, il a fallu attendre le XIXe siècle pour que le cola soit connu du monde occidental. En effet, c’est à cette époque qu’est née la célèbre boisson gazeuse Coca-Cola, fabriquée à partir de noix de cola et de feuille de coca.
Aujourd’hui, le cola est disponible en poudre, sous forme de gélule à avaler ou encore en extrait liquide. Pour reconstituer une véritable boisson au cola, il suffit de laisser infuser 1 ou 2 g de poudre de cola dans une tasse d’eau bouillante. Il est recommandé de limiter sa consommation à 3 tasses par jour.

– Quelles sont ses vertus, sur quoi agit il, stress, baisse d’énergie, fatigue générale…?
On prête au cola des vertus aphrodisiaques liées aux principes actifs excitants qu’il contient. Il est souvent préconisé comme tonique sexuel. On lui prête également de nombreuses propriétés thérapeutiques. En effet, le cola favoriserait la circulation du sang et serait également un excellent tonifiant musculaire. Ses propriétés diurétiques favoriseraient la perte de poids. Utilisé dans l’industrie pharmaceutique, le cola intervient dans la composition de nombreux médicaments, notamment ceux qui aident à lutter contre l’asthme et les maladies pulmonaires.
En plus de la caféine, la noix de kola contient également de bonnes quantités d’amidon et de glucose, qui produisent tous les deux beaucoup d’énergie. La combinaison de caféine et de théobromine permet de ressentir une brève sensation d’euphorie. Ce mélange permet aussi d’apporter plus d’oxygène au cerveau.
Aide la digestion, booste le métabolisme et favorise la perte de poids, renforce l’immunité, prévient les infections, soulage les migraines.

– Comment l’utiliser ?
Elle contient une quantité importante de caféine, entre 1,5 et 2 %, et renferme un composé aussi présent dans les graines de cacao, la théobromine. En résultat de la combinaison de théobromine et de caféine, certains affirment ressentir une sensation légère d’euphorie, en particulier après avoir mâché les noix.
On peut les mâcher mais les noix de kola sont aussi consommées sous forme de poudre. Il est possible d’en ajouter à son café pour une dose supplémentaire de caféine. Ou bien dans le thé. Certains consomment même des capsules contenant la noix de kola en poudre. Mais comme la noix entière renferme une dose de caféine plus grande que lorsqu’elle est réduite en poudre, il est préférable de l’ingérer directement quand on choisit cette méthode de consommation. Elle peut aussi être utilisée sous forme de teinture.

– Il y a t il des contre indications ?

La Kola est contre- indiquée en cas d’ulcère gastrique, de gastrite, d’arythmie cardiaque, d’anxiété, d’hypertension artérielle, chez les enfants, les femmes enceintes et en cas d’allaitement.
Elle peut aussi provoquer des maux de tête, de l’insomnie, des nausées, un état de nervosité, hypertension artérielle, des crampes musculaires…
L’éphédra peut exacerber les effets stimulants indésirables de la caféine, ce qui pourrait provoquer, en cas d’abus, des évanouissements et même un arrêt cardiaque. L’association caféine/extraits d’orange amère (la plante qui a remplacé l’éphédra dans les cocktails amaigrissants) est permise et peut avoir les mêmes effets indésirables.
Mastiquer de grandes quantités de noix de kola peut induire un cancer de la bouche.
La caféine est généralement déconseillée aux personnes qui souffrent de maladies cardiaques, d’insomnie, de troubles anxieux, d’ulcères gastriques ou duodénaux ou d’hypertension artérielle.

La caféine contenue dans le kola peut :

> augmenter les effets d’analgésiques comme l’acétaminophène et l’acide acétylsalicylique, mais aussi en augmenter sensiblement l’absorption (de l’ordre de 40 %), ce qui peut être dangereux dans le cas de l’acétaminophène (toxicité hépatique);

> Diminuer les effets des sédatifs et des calmants comme les benzodiazépines;

> Augmenter les effets indésirables, notamment les effets cardiaques, de la théophylline et des bronchodilatateurs;

> Augmenter les effets indésirables associés aux stimulants du système nerveux central comme l’éphédrine.
Parce qu’ils font augmenter le taux de caféine dans le sang, l’alcool, les contraceptifs oraux, l’œstrogène et certains antibiotiques (disulfiram, riluzole, terbinafine, verapamil, fluvoxamine) peuvent en accroître les effets indésirables.

Ne pas mélanger la noix de kola avec d’autres plantes qui contiennent de la caféine, le guarana par exemple car les effets de stimulation sur le système nerveux vont s’additionner.
Il est déconseillé de mélanger la noix de kola avec de l’Ephédrine ou de l’orange amère – citrus aurantium. L’association avec ces substances va créer de gros troubles cardiaques pouvant déboucher sur un arrêt cardiaque.

La forte proportion de caféine dans la noix de kola peut également créer des effets néfastes avec certains médicaments tels que les antalgiques, les bronche-dilatateurs, les neuroleptiques, les anti-ulcéreux et les antiacides.

Attention: L’interaction du kola avec l’alcool peut accroître le risque de troubles de la vue et, par conséquent, le risque d’accident de la route.

– peut il être combiné à un autre ?

Le cocktail composé de kolatine (le principe actif contenu dans la noix de kola) et de caféine permet d’augmenter considérablement la vigilance et la concentration et de lutter contre le sommeil.

la noix de kola est une substance puissante et il est inutile de l’associer avec d’autres produits stimulants. Les conséquences peuvent être extrêmement graves.